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Mon aller-retour en Irlande

J'ai entendu une fois : Partir n'est pas la même chose que revenir. J'ai quitté la Galice quand j'avais 22 ans. Je n'avais pas de chemin tout tracé, pas de raisons clairement définies. J'avais plus de raisons de partir que de rester.

La principale raison de mon départ était mes études. J'avais fait des études d’anglais et j'avais également étudié le français et le galicien. En Galice, nous avons tendance à penser que le galicien n'est pas important, pas utile, mais nous ne nous rendons pas compte que nous sommes bilingues. L'avantage est incroyable pour apprendre d'autres langues, d'autres cultures.

Quand tu as un esprit inquiet, tu vis des expériences merveilleuses, tu fais des choses que d'autres ne peuvent même pas rêver de faire. Du point de vue extérieur, tu as une vie riche, pleine d'émotions. Pour certaines personnes, nous sommes des itinérants, avec tous les préjugés que cela implique ; pour d'autres, nous sommes des personnes courageuses de la vie. La vérité est que la vie d’un itinérant est très riche, mais aussi très fatigante. J'ai toujours dit que nous sommes une sorte de race. La beauté de la race des itinérants est que nous n'avons pas de couleur de peau, ni de caractéristiques physiques, ni de nation. Nous avons un esprit trop critique pour notre pays d'origine, mais nous sommes très critiques à l’égard de notre pays d'accueil aussi. Parfois, les seuls qui nous comprennent sont les membres de notre race : les immigrants, les itinérants.

Après 26 ans passés à me plaindre de l'Irlande, je vais mentionner tout ce que j'aime, et surtout ce qui me manque d’elle :

Avant de commencer, je dois préciser une chose. J'ai quitté l'Irlande quand j'ai pensé que j'en avais assez. Mon travail ne m’offrait plus de défis. J’ai commencé à me sentir stagnante, en manque d’opportunités.

Mais ce que je retiens, ce sont les petites choses : la gentillesse des gens, leur humour noir, leur manière de s’excuser pour tout et rien. J’ai appris à aimer la pluie, les longues promenades dans les collines, les pubs où l’on peut parler à des inconnus comme s’ils étaient des amis de toujours.

L’Irlande m’a aussi appris la valeur de la communauté, du bénévolat, de l’entraide. C’est un pays où, malgré la météo rude, les gens ont le cœur chaud.

Et maintenant que je suis de retour en Galice, je me rends compte que j’ai laissé une partie de moi là-bas. Partir n’est pas la même chose que revenir, non. Revenir, c’est aussi apprendre à faire la paix avec ce qu’on a fui et à chérir ce qu’on a trouvé ailleurs.

Auteure : Mar Segade Carou (C2)

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